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Transformateurs

Des transformateurs se mobilisent pour maintenir l’agriculture et l’élevage en zone de montagne et garantir ainsi une véritable origine montagne.

Cyril Colombo, Salaisonnier dans le Rhône

Pour nous, il s’agit vraiment de « marché équitable à la française », indispensable au maintien de l’agriculture et de l’élevage en zone de montagne

La marque Origine Montagne, c’est d’abord l’Association Porc Montagne, c’est-à-dire une filière organisée où tous les maillons sont représentés et actifs, ce qui est assez rare et exemplaire. Tous les acteurs sont partie prenante. Ensemble, nous faisons en sorte d’être le plus efficace dans la valorisation du porc de montagne. La complexité du dossier est de valoriser l’ensemble des morceaux de la carcasse, et pas seulement les pièces les plus nobles. Il faut qu’une filière discute et travaille ensemble pour en arriver là et peu y arrivent. Grâce à cette marque, nous allons pouvoir fédérer un certain nombre de moyens pour faire connaître et reconnaître le produit de montagne auprès de la distribution et des consommateurs. La marque Origine Montagne sera LA signature qui garantit VRAIMENT l’origine. En ce qui concerne la charcuterie, tous les signes de qualité existants ne garantissent que le lieu de transformation ou de fabrication. Avec la marque Origine Montagne, nous garantissons que l’animal est né, élevé, abattu et transformé en zone de montagne. C’est la marque la plus crédible, à mon sens, et c’est pourquoi je suis sûr que les distributeurs et les consommateurs y seront sensibles. On essaie de positionner les produits pour qu’ils puissent rester en concurrence avec n’importe quel produit sous signe de qualité, tout en garantissant une vraie origine et en restant abordable pour le consommateur. Pour nous, il s’agit vraiment de « marché équitable à la française », indispensable au maintien de l’agriculture et de l’élevage en zone de montagne. Si on ne fait pas quelque chose maintenant qu’il reste encore quelques exploitations, il n’y aura plus rien dans cinq ou dix ans. On porte ce projet par conviction et par amour pour la montagne. Mon souhait le plus cher serait de faire comprendre à la distribution et aux consommateurs qu’il s’agit de vrais produits de filière. Si quelques distributeurs pouvaient s’inscrire dans notre démarche collective, ce serait vraiment une belle réussite pour nous ! Il ne faut pas que nos montagnes se désertifient en termes d’agriculture. Sans activité, il n’y aura plus d’hommes, et sans hommes, nos montagnes risquent de devenir soit des parcs naturels où nous ne pourrons que nous promener, soit des stations de ski…