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Eleveurs

Des éleveurs porcins nous expliquent ce qui les a motivés à rejoindre la marque collective Origine Montagne et les engagements que cela représente.

David Asfaux (GAEC Asfaux)

David Asfaux (GAEC Asfaux), Eleveur de porc de montagne à Comiac dans le Lot

S'installer pour ne pas abandonner un patrimoine familiial

Fils de paysans, dans le Ségala lotois à 600 mètres d’altitude, j'ai suivi des études d’ingénieur en aéronautique et ai travaillé pendant 10 ans à Toulouse. Au décès d’un de mes oncles en 2012, avec mon épouse, j'ai décidé de revenir vivre à la ferme. Je ne pouvais pas laissé tomber ce qui avait été construit.
Mais, pour m’installer aux côtés de mes parents Josette et Michel, la production de 80 vaches Salers ne pouvait pas suffire. Il a fallu repartir à l’école et, donc, trouver une autre production. Et cela a été le porc !
Pour moi, reprendre le porc est d’abord une décision économique.
J'ai privilégié le schéma de la CAPP et du groupe Altitude en raison du lien très fort à l’intérieur de la filière : Savoir où ses cochons sont transformés, cela compte. Avec la Charte Origine Montagne je participe au développement local.
A 38 ans et avec deux enfants, la qualité de vie a été le dernier élément décisif. J’ai la chance que ma femme travaille à l’extérieur, ce qui permet un bon équilibre familial. Il faut vivre de l’agriculture, et ne pas vivre que pour l’agriculture !

Famille Lacroix, GAEC de la Guiraldie

Famille Lacroix, GAEC de la Guiraldie, Eleveurs dans l'Aveyron

Chez nous une truie vaut bien une vache allaitante ; faut pas trop regarder le contexte. Et puis en s’installant à deux, c’est mieux !

A Guiraldie de Saint Saturnin de Lenne, aux confins de l’Aveyron et de la Lozère, on ne chôme pas. C’est que les deux frères jumeaux se sont installés en même temps, le 1er avril 2013, sur un projet de développement de l’atelier porcin.  « Une installation ça se prépare bien en amont. Les jeunes ont fait une formation à l’école de Bernoussou, comme moi à l’époque, et j’ai fait la mise aux normes dès 2010. On engraissait 1000 porcelets à l’extérieur, il vaut mieux tout faire sur place. » explique Daniel. Ici, à 650 mètres d’altitude, on se bat pour vivre en montagne. Les trente hectares de céréales alimentent la fabrique à la ferme, et sont complétés par des achats extérieurs, dont du lactoserum de brebis.Pas de doute, avec son groupement Alliance Porci d’Oc, la nouvelle génération n’entend pas se désintéresser du porc de montagne.

Noël Thuret et Alain Robert

Noël Thuret et Alain Robert, éleveurs en société dans le Puy de Dôme

Ici, on doit trouver autre chose pour mieux valoriser nos porcs. Alors la montagne c’est naturel qu’on s’y engage

Nous avons livré nos premiers porcs dans la filière Origine montagne en octobre 2014. Produire du porc en montagne est un défi technique et économique car nous devons être compétitifs avec les élevages des régions proches de ports maritimes et des co-produits de l’industrie alimentaire. C’est plus difficile à gérer mais c’est à ce prix que nous garderons une économie dans nos zones.

Christian Guy

Christian Guy, Éleveur dans le Cantal

Nous avons souhaité plafonner l’élevage à 120 truies, un nombre de bêtes raisonnable qui nous permet entre autres de revaloriser les déjections en engrais naturels

J’ai repris l’exploitation de mes parents, aujourd’hui à la retraite, et me suis installé en GAEC (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun) avec mon épouse, mon frère et l’un de mes fils, qui se destine à poursuivre l’activité. Que l’exploitation soit familiale et reste à taille humaine était vraiment une volonté de notre part. Avec ce choix d’organisation, ce sont les « patrons » qui travaillent et s’impliquent personnellement au quotidien. Cela fait toute la différence ! Nous avons souhaité plafonner l’élevage à 120 truies, un nombre de bêtes raisonnable qui nous permet entre autres de revaloriser les déjections en engrais naturels. Je suis très fier de faire partie de l’Association Porc Montagne. Si aujourd’hui plus personne n’en utilise, nous avons été les premiers et les seuls, avec les autres éleveurs de l’association, à refuser d’employer les farines animales ! Par ailleurs, une exploitation située en zone de montagne offre de grands espaces naturels où les hommes et les animaux vivent ensemble en bonne harmonie

Daniel Quatresous

Daniel Quatresous, Éleveurs de porcs Origine Montagne

La marque Origine Montagne devrait nous aider à nous démarquer, à mieux valoriser notre travail et à maintenir les élevages de porcs en zone de montagne

"Nous avons repris l’exploitation familiale avec mon frère, mon épouse et mon fils, et nous avons mis en place un élevage de porcs, en plus de l’élevage de bovins laitiers déjà existant. Nous avons au total 110 truies, 400 places de post-sevrage et 600 places d’engraissement. Les élevages de montagne rencontrent de nombreuses contraintes. Par exemple, nous ne produisons pas nous-mêmes les céréales destinées à l’alimentation des porcs, nous devons tout acheter. La marque Origine Montagne devrait nous aider à nous démarquer, à mieux valoriser notre travail et à maintenir les élevages de porcs en zone de montagne".

Marc Olanda, Groupement d'éleveurs et de producteurs à Gap

Rejoindre la marque Origine Montagne, c’est affirmer des engagements multiples au service d’une qualité vouée à rallier l’unanimité, des adhérents à la démarche jusqu’aux consommateurs

Parmi ces engagements, il y celui qui consiste à affirmer sa volonté de maintenir en activité tous les acteurs d’une filière, au travers d’initiatives réelles. Par exemple, notre SICA a établi une contractualisation avec les céréaliers de la région dans l’optique d’assurer lors de l’achat de l’alimentation des porcs, un prix correct, permettant à chacune des parties, de vivre de son métier